dimanche 3 avril 2011

17. Jardin Japonés

Samedi, nous avons été au Jardin Japonais de Buenos Aires où était organisée une journée de soutien aux victimes du Tsunami.Sur le slogan de "Fuerza Japon", les gens se sont rendus nombreux à ce rassemblement. Certaines activités étaient proposées: origamis, tambours japonais, et dégustation de sushis. (D'ailleurs, il n'y avait plus de sushi quand nous avons voulu en acheter alors nous en avons commandé en arrivant chez nous!). Une journaliste de lanacion nous a interviewé sur la raison de notre venue. A la parution, les propos ont été simplifiés et l'un de nos noms écorchés  mais l'essentiel y est: nous sommes venus pour participer, à la hauteur de nos moyens, et en avons profité pour visiter le jardin!
Gros poisson dans un bassin du Jardin Japonais

mardi 29 mars 2011

16. Punta del Este - Uruguay!

En commémoration des victimes de la junte militaire en Argentine dans les années 80', le 24 et 25 mars étaient fériés et nous en avons profité pour faire un saut en Uruguay. Un saut, c'est relatif car le trajet en voiture de Buenos Aires à Punta del Este a duré 9 heures! 

A la frontière, les voitures s'arrêtent l'une derrière l'autre.
Chacun descend avec ses papiers d'identité et ceux de la voiture vers le bâtiment de la douane.

En s'approchant, la queue est impressionnante, le colimaçon longe les angles de la salle rectangulaire éclairée de néons.
Il y a trois démarches à faire, chacune dans le même bâtiment.
D'une logique douteuse, les panneaux indiquent l'un derrière l'autre:  tramite 1- tramite 3- tramite 2...à l'évidence, après être passées par le tramite 1, les queues se croisent et se mélangent, chacun tente difficilement de retrouver sa file d'attente en questionnant l'entourage. 

Ici, l'attente est souvent synonyme de maté. Plusieurs petites bonbonnes chaudes circulent entre les mains des voyageurs patients, qui sirotent doucement en discutant. Lorsque l'un a terminé de boire, le suivant remplit la bonbonne d'eau chaude grâce au thermos d'inox argent. L'herbe infuse pour ce buveur et ainsi se poursuit le rite pendant des heures.

Nous voici face au douanier argentin qui prend les cartes d'identité, mon passeport, les papiers de la voiture et nous tamponne un petit papier.Voilà, nous sommes prêts pour la deuxième étape. Les seconds y vont aussi de leur tampon, m'en collent un sur le passeport, on n'y lit que "23"...je doute de l'efficacité de cette inscription, mais au suivant, la poigne du douanier uruguayen scelle distinctement en noir et blanc mon entrée dans le territoire le 23 mars 2011. Nous sortons ensuite d'un passage informel par les toilettes, munis de notre papier tamponné mais le conducteur de notre voiture a déjà avancé derrière les barrières de sécurité. Un douanier mobile nous regarde pour nous demander où est notre véhicule, nous le lui montrons du doigt, au loin, planches sur le toit. Il tamponne notre papier une dernière fois et nous laisse partir...La formalité y est, le contrôle, à imaginer!

Uruguay, sur la route, je dors. En ouvrant les yeux, j'aperçois des maisons de plein pied, qui s’enchaînent en cuadras, sous les arbres, quelques motocyclettes portant des têtes sans casques, puis des routes droites délimitées par les palmiers. Je dors encore. Je me réveille peu avant d'être témoin d'un accident, le camion qui nous devance se couche sur la gauche, déversant des déodorants sous pression sur la route. Nous traversons à cet instant un nuage d'odeur parfumée et d'air qui se décomprime avant d'aller se garer plus loin pour revenir en courant auprès du chauffeur. Celui-ci est coincé derrière la vitre de son camion. D'autres camionneurs s'arrêtent. A plusieurs, ils cassent le pare-brise. L'homme choqué s'assoit, nous parle mais ne sort pas de sa cabine. On attend un liquide couler. Un camionneur pense que c'est l'huile du moteur. Je ne suis pas rassurée de nous savoir tous entourés de ce camion accidenté, plusieurs déodorants au sol et l'homme a côté de moi qui porte une cigarette à sa bouche. Je lui baragouine en espagnol qu'il ferait mieux de ne pas l'allumer, en lui pointant les logos tête de mort et inflammable! Il se reprend. Les autres camionneurs restent attendre les secours, nous reprenons la route.


coucher du soleil à Punta del Este
Les quatre jours à Punta del Este se partagent entre plage, planches, mer, dîners à douze dans la maison, et promenades. L'eau est fraîche et il y a des nuages, le vent nous sèche vivement en sortant de l'eau. Nous nous essoufflons à courir dans le sable derrière le ballon. Et buuuuuut! Oh non, mon équipe perd!


Une photo des joyeux lurons:

et hop nous repartons...

Au retour, nous ne faisons "que" 8 heures de route,
les palmiers nous accompagnent,
nous effectuons la routine douanière, mon passeport est feuilleté, tamponné et re-tamponné, le douanier me précise "90 dias".
Merci monsieur, je vais bien profiter de ces trois mois en plus ;)

dimanche 20 mars 2011

15. Casamiento



Nous avons été à un mariage franco-argentin, je vous fais part de quelques différences avec le mariage à la française!

La messe était similaire si ce n'est que les mariés sortent les premiers!! Il n'y a donc pas de photo sur le parvis, ni de lancer de pétales puisqu'ils sont dehors avant les autres. Ensuite, les félicitations se font à la sortie de l'église, de façon plus ou moins désordonnée, accolade et au suivant!
Au cocktail, Champagne et beaucoup de petits asados à manger car dans la vache tout est bon à griller - serait-ce un dicton argentin?
Au moment de passer à table, je n'avais déjà plus faim, mais avec un peu de vin, le pavé de rumsteck s'avale sans écueil!

Discussions, danse, émotions, dancefloor, musique, boissons, fin de soirée bien agitée et mariage dont on va se remémorer!

vendredi 18 mars 2011

14. Subte

Juste un aperçu des bouches de métro, ici pas de M mais un gros rond portant l'inscription Subte.
Les collectivos restent rois, le Subte est peu développé et emprunté qu'aux heures de pointes quand les bouchons bloquent Buenos Aires.

lundi 14 mars 2011

13. Les yeux au ciel!

Celui qui marche les yeux au ciel dans les rues de Buenos Aires risquera, outre de se faire écraser par trois colectivos en furie et cinq taxis, de voir un autre monde: d'étranges tours ou donjons surélevant des édifices bien carrés ou même encore une maison!
D'autres photos pourraient compléter cette collection car les toits en sont truffés!

Au cours d'une promenade, nous avons croisé dans le ciel une canette destinée sans doute à cette énorme tête d'ours.





Captivés par ce spectacle extraordinaire de l'installation d'une effigie publicitaire, nous avons mangé un hamburger dans le maquedonalde d'en face pour regarder plus longtemps tous ces ouvriers travaillant. Comme nous nous lassions de la lenteur des opérations, nous sommes sortis et là, incroyable capture d'écran, des mariés juste devant! Je dois avouer que leur but ne devait pas être de se faire photographier devant le macquedonalde -quel romantisme...- mais devant l'obélisque qui, pour la situer dans votre imagination, est érigé juste sur la gauche! 

dimanche 6 mars 2011

12. Cordoba

Cathédrale de Cordoba
Pour le long weekend de mon anniversaire, nous avons été faire un tour à Cordoba chez deux amis argentins. Cordoba est une ville très vivante, les gens profitent des places agréables, les petits artisans sont très nombreux, il y a beaucoup de bars colorés et dans lesquels on voudrait s'arrêter!
Manzana Jesuitica
                                                                                                       


La première université d'Argentine se trouve à Cordoba dans la 'Manzana Jesuitica' classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
La ville a conservé cette culture universitaire, et une grande quantité d'étudiants venant de toute l'Argentine y étudient.

En faisant un tour dans la ville nous sommes passés par l'église "del Sagrado Corazon" des pères "Capuchinos", je vous donne un aperçu de la façade construite dans différents types de pierre colorées, une église à déguster:




















Drôlement, tous les musées étaient fermés en ces jours fériés. Nous n'en avons donc pu voir que les façades...
et nous sommes dirigés vers les montagnes, las Sierras de Cordoba!


Dans la maison, l'eau du ruisseau coule au robinet et il n'y a pas d'électricité. C'est à la lumière des bougies qu'ils jouent et chantent du tango, c'est plus folklo! Je ne fais que regarder car les paroles des chansons ne me sont pas encore spontanées.Au bord du ruisseau, nous créons naturellement un tableau des Baigneuses:


Nous nous ressourçons dans la montagne au cours de promenades et de dégustations de framboises. Un jeune gaucho s'entraîne au lancer de lasso, les chevaux passent devant la maison, puis un peu plus loin des moutons. Lorsque la bougie s'éteint, des étincelles, et les étoiles couvrent le ciel ; )

Plus terre à terre, voici des insectes que j'ai rencontrés dans les montagnes de Cordoba :

Un pote cloporte, dès qu'on le touche, il se met en boule:
Un gros papillon, un petit cricket vert et une libellule bleue aux gros yeux...

Et un énorme cricket!!!

 Une dernière vue de las Sierras ensoleillées, en partant visiter la maison d'enfance de Che Guevara à Alta Gracia!

Panne de batterie d'appareil photo...imaginez la maison d'enfance du Che....

lundi 28 février 2011

11. San Telmo


San Telmo est un quartier de Buenos Aires où les grandes demeures d'architecture parisienne sont, sinon abandonnées, restaurées en hôtel, ou divisées en studios. 


Le weekend, le quartier de San Telmo regorge de touristes et d'argentins,
qui viennent se promener au milieu des étals de marché, 
d'artis-aneries et d'antiquités quittées. On s'y perdrait. 





Sur la place Dorrego, un couple usagé glisse quelques pas de tango sur leur carré de danse pendant qu'une vieille demoiselle laisse apparaître par intermittence son surplus de maquillage derrière un grand éventail.


A quelques pas, quatre accordéonistes essorent leurs instruments au rythme d'un tango plus récent. Un piano au milieu de la rue, une contrebasse qui se dandine, le groupe El Afronte m'apparaît comme l'incarnation argentine des aristochats. Et comme "tout leu mondeu veut d'venir un"...chanteur de tango, j'ai acheté leur CD, et nous avons été les voir à la Maldita Milonga.
Si vous voulez vous les glisser dans l'oreille, http://www.myspace.com/elafronte/music


Avant de partir, un petit homme de papier mâché attire mon attention, il tourne autour d'un lampadaire, une bouteille à la main, se cogne contre une porte en carton, revient, tourne encore en rond, sur un air de musique nostalgique. Buenos Aires, San Telmo et ses artristes.



samedi 26 février 2011

10. Mar del Plata

Pour échapper à l’ébullition de Buenos Aires, nous sommes allés rendre visite à la grand mère de mon porteño qui séjourne l'été à Mar Del Plata, une grande station balnéaire argentine. Un bol d'air, un bain d'eau de mer, et un grand coup de soleil nous attendaient. Alors que lui, comme beaucoup d'autres phoques de la région, arpentait les vagues avec sa planche de surf, je lisais au soleil, me promenais ou discutais avec les grands mères ! 
                                                         
                    
Moi, phénomène attendu et sans doute discuté depuis plusieurs jours, je me trouvais devant elles: " Ya esta la francesita!" Et oui la voilà, la française! Grands sourires aux lèvres peintes, chapeaux et lunettes de soleil, elles me racontaient, l'une après l'autre, leur visite à Paris, ah Paris! Le moulin rouge, les Folies Bergères et Montmartre...le "Sacrocoeur" comme l'une d'elle me répétait...C'est sur qu'à côté des barres d'immeubles faisant face à la mer, Paris peut faire rêver!



Après le discours de leur périple européen, j'ai écouté attentivement les aventures de chacun des petits enfants. Et voilà que j'apprends que le jeune homme bronzé qui drague sur la plage est le petit fils de l'une d'entre elle et qu'il a du cholestérol! "Ca, c'est le coca!" s'exclame-t-elle. Plus tard, un garçon d'une dizaine d'année passe nonchalamment dire à sa grand mère qu'il s'en va retrouver sa "copine" sur la plage. Un grand débat s'ouvre alors sur l'influence de la télévision sur ces jeunes enfants: mais comment peut-il être amoureux à son âge enfin?!

L'après-midi s'achève, elles s'en vont l'une après l'autre et je reste avec sa grand mère. Elle me raconte alors que lorsqu'elle était jeune, une "mademoiselle" passait ses journées avec elle pour lui apprendre le français, les bonnes manières et l'accompagner dans ses sorties de Buenos Aires. De cette "mademoiselle", il semble ne lui rester que quelques souvenirs épars: qu'elle venait de Neuilly, lui disait "A tout à l'heure" et lui a écrit quelques lettres qu'elle conserve précieusement. M'entendre parler français lui rappelle de bons moments de sa jeunesse.

Avant de repartir à Buenos Aires, nous avons mangé quelques "churros" arrosés de sucre et fourrés à la confiture de lait, une pâtisserie bien sympathique et des plus diététiques!

Enfin, vaux, vaches, chevaux, champs à perte de vue, et ciel étoilé ont défilés durant les cinq heures de route du retour.

jeudi 10 février 2011

9. Caminito, haut en couleur!

Un des coins les plus touristiques de Buenos Aires est  cette petite partie du quartier de la Boca,appelée Caminito.


Quinquela Martin, abandonné enfant et recueilli par une famille pauvre du quartier devient peintre. Il répand alors à ses voisins l'idée de peindre leurs maisons de couleurs vives pour échapper à la tristesse de leur pauvreté.
Les maisonnettes de Caminito ont été dressées par les gens eux-mêmes, des sortes de bidonvilles de l’époque. En montant les escaliers qui mènent aux boutiques des étages, on peut jeter un coup d’œil à Caminito vu de haut, et s’apercevoir de la faiblesse des constructions. Comme par magie, ces étages arrivent à supporter le poids incessant de touristes plus ou moins légers et nombreux ! Et puis deux ou trois clous qui dépassent, ya rien de bien grave mon ami, ici c’est l’Argentine ;)

Aujourd’hui, cet endroit ressemble à la place des artistes de Montmartre, il y a de l’attrape touriste à tous les coins : démonstration de tangos, de flamencos en veux-tu en voilà, des petits tableaux sans doute faits en Chine, des souvenirs à gogo de tango, de Caminito… Pour autant, la réputation de ce quartier n’est toujours pas glorieuse et il est déconseillé de s’y aventurer seul la nuit.

Tranchant avec ce décor, un bâtiment récent, blanc, très épuré reçoit la fondation PROA, musée et bibliothèque d’art contemporain, qui vaut le détour rien que pour l'architecture de l'édifice: http://www.proa.org/esp/

Caminito comme lieu « infréquentable » est un des endroits d’origine du tango. De nombreuses chansons parlent du « Riachuelo », qui coule tout près de ce quartier. A propos, le Riachuelo dégage une odeur de poisson pourrie tout sauf romantique !

En marchant au bord du Riachuelo et en s’éloignant un peu de la partie touristique, nous avons croisé une Murga. La Murga est une fanfare argentine qui prend ses origines dans les danses d’esclaves noirs. Des jeunes du quartier s’y défoulaient à coups de pas de danse particulier. En voici un  court extrait : 







vendredi 4 février 2011

8. Plaza de Mayo....

La Plaza de Mayo est le centre de Buenos Aires.

Historiquement, tout Buenos Aires était représenté par cet endroit où se concentrent le pouvoir politique, le pouvoir religieux dans la cathédrale, et le pouvoir économique auprès de la banque nationale argentine.

Centrale, elle l'est en tout cas pour les touristes, qui multiplient les photos devant la maison du gouvernement appelée La Casa Rosada - littéralement la maison rose. 
(Rose? Les argentins unitaires représentés par le bleu et les fédéralistes en rouge s'étripaient et la légende dit qu'après une couche de bleue, une couche de rouge, l'édifice rosit! Plus pragmatique, il paraîtrait que la chaux mélangé au sang de boeuf donnerait cette couleur...)

Devant la maison rose,se tient une statue de Manuel Belgrano, général indépendantiste à l'origine du drapeau national argentin:

 
La cathédrale de Buenos Aires...je ne l'ai pas repéré tout de suite car je cherchais une église plutôt haute, et non pas un édifice à l'allure de temple cachée derrière des arbres:

L'intérieur de la cathédrale est très lumineux. Comme les argentins sont très pieux, il n'est pas rare de les voir sortir du travail pour s’engouffrer à la messe de midi lors de la pause déjeuner:


A l'intérieur de la cathédrale, se trouve le tombeau de celui qui est reconnu comme le grand libérateur de l'Amérique latine: le général San Martin, mort en France, à Boulogne sur Mer! Du "San Martin" et "Boulogne sur mer", il y en a partout: noms de rues, de villages ou encore de cafés!


Une garde ventilée...




 La Plaza de Mayo est aussi le centre des contestations: las abuelas de la Plaza de Mayo, ou grands mères de la place de Mai, manifestent chaque jeudi les disparus de la dictature et les appropriations d'enfants. Les autres jours, de nombreuses banderoles restent tendues là pour témoigner de leur mouvement.

En regardant le plan de métro de Buenos Aires, on dirait que tout converge vers cette place. Plaza de Mayo se trouve au croisement des lignes verte, bleue et violette:


Et puis sur la Plaza de Mayo, il y a aussi les grilles anti-manifestations, les balayeurs, les oiseaux...